Cinéma/littérature

Dracula de Bram Stoker  (Cinéma/littérature) posté le lundi 24 mars 2008 22:13

 

Le personnage de Dracula est né en 1897, dans le roman écrit sous forme épistolaire, par l'écrivain irlandais Bram Stoker lequel s'est inspiré du personnage historique Vlad Ţepeş surnommé "Dracula" et réputé particulièrement cruel. Néanmoins, son personnage n'est pas à proprement parler Vlad Ţepeş devenu vampire. Le personnage historique lui a seulement servi à donner un certain réalisme à son histoire, et surtout à nommer son personnage. Bram Stoker s'est beaucoup documenté sur les légendes de vampires pour créer son personnage, et il a découvert Vlad Ţepeş alors qu'il avait déjà son livre en tête. Jack l'éventreur, qui sévit à Londres en 1888, et auquel on a rapidement donné une dimension surnaturelle, a aussi pu l'influencer (une partie du roman se déroulant à Londres).

Dracula n'est pas le premier roman fantastique à exploiter le thème du vampire : dès 1819, John Polidori publie The Vampyre inspiré d'une idée originale de Lord Byron. Dans les années suivantes, plusieurs auteurs exploitèrent le potentiel d'un monstre à l'apparence humaine. Dracula marqua pourtant une étape cruciale dans la littérature fantastique et en particulier celle abordant le thème des vampires. Le succès du livre et la popularité du personnage en attestent encore aujourd'hui. Plus que le sens du récit et la maîtrise du suspense de Stoker, c'est la personnalité de son personnage principal qui fonde le mythe. Le comte Dracula, au-delà de la créature d'épouvante aux pouvoirs surnaturels, est avant tout un être humain damné, un non-mort, et c'est cette dimension complexe qui assure son charme.

En effet, Dracula est un monstre mais est aussi un réprouvé, un rejeté de Dieu, une personne à craindre mais aussi à plaindre. Mina Harker enjoint ses compagnons à éprouver à son endroit non de la haine mais de la pitié, ce qui n'exclut évidemment pas de la détermination pour s'en débarasser. Extrait:

"Mais ce n'est pas une oeuvre de haine. Le pauvre être qui a causé toute cette souffrance est le plus malheureux de tous. Songez quelle sera sa joie à lui aussi quand, son double malfaisant étant détruit, la meilleure part de lui-même survivra, son âme immortelle. Vous devez avoir pitié de lui aussi, sans que cela empêche vos mains de le faire disparaître de ce monde"(Bram Stoker, Dracula, chapitre 23).

Synopsis 

Jonathan Harker, clerc de notaire londonien, est envoyé en Transylvanie auprès du comte Dracula : le boyard souhaite en effet acquérir une maison à Londres, où il souhaite se rendre prochainement. Mais malgré la politesse de son hôte, le jeune Jonathan se sent terriblement mal à l'aise en sa présence, sans qu'il ne parvienne à définir précisément les causes de son appréhension. Surviennent alors des évènements étranges...

Autour du travail d'écriture du roman 

Le récit se joue donc entre l'Angleterre et la Transylvanie au XIXe siècle, notamment dans un château retiré des Carpates. Se fondant sur des récits mythologiques, Bram Stoker crée le personnage du comte Dracula, un vampire aristocratique à la fois monstrueux et raffiné. La première partie du livre, qui se déroule dans le château du comte, est magistralement teintée d'une atmosphère étrange et sinistre.

Le récit est épistolaire et est composé de fragments des journaux intimes et lettres des protagonistes, ainsi que d'articles de journaux. C'est donc un récit écrit à la première personne mais qui épouse plusieurs points de vue, ce qui souligne l'ambiguïté du personnage du Comte. Stoker introduira plusieurs caractéristiques qui étaient, jusque là, absentes dans le mythe folklorique du vampire ou de ses incarnations littéraires :

  • l'absence de reflet dans les miroirs ;
  • la capacité à se transformer en chauve-souris (l'association du vampire et de la chauve-souris remonte à la découverte des espèces sud-américaines, buveuses de sang, mais c'est Stoker qui la rendra incontournable).

Sources de Bram Stoker 

Le nom du Comte est calqué sur un surnom posthume de Vlad Ţepeş: le père de celui-ci était surnommé "Dracul": le Dragon, et Vlad Ţepeş fut qualifié dans certains libelles de "Draculea": le Dragonneau. Vlad est un personnage réel que Bram Stoker a probablement découvert au cours de ses lectures sur l'histoire de la Transylvanie, mais le romancier s’est peu inspiré de la figure historique. Il est par contre manifeste que son Dracula est profondément influencé par The Vampyre de Ruthven de Polidori, tant sur les plans physique et sociologique que sur celui de leurs motivations émotionnelles et psychologiques.

Bram Stoker a également pu avoir connaissance de la Tragica historia[1] de László Turóczi, un jésuite de 1729, relatant les frasques sanglantes de la princesse Elizabeth Báthory (dans l'actuelle Slovaquie), qui avait inspiré de nombreuses nouvelles au XIXe siècle. Il semble que Stoker ait, également, été influencé par le mythe des goules buveuses de sang de son Irlande natale.

Il a enfin pu s'inspirer d'autres légendes européennes de fantômes et de vampires, très à la mode dans la littérature romantique, mais il est le premier à avoir eu l'idée d'associer ces légendes à un animal : la chauve-souris vampire (Desmodus rotundus qui, en réalité, ne vit qu'en Amérique du Sud et ne fait que lécher le sang du bétail après une incision minuscule).

La vie des deux voïvodes de Valachie que sont Vlad Ţepeş et son père est connue grâce aux sources écrites qui relatent les faits et gestes de Vlad III, prince de au milieu du XVe siècle. Certaines de ces sources les présentent comme des monstres, des modèles de cruauté. Au début du XIXe siècle, cette thèse a été relancée par la publication en allemand des Histoires de la Moldavie et de la Valachie de Johann Christian Engel.

En réalité, telle qu'elle est corroborée par les sources primaires, Vlad Ţepeş a persécuté les boyards valaques au profit du "vil" peuple pour asseoir son pouvoir, et pour financer ses campagnes militaires contre les Turcs il a augmenté les droits de douane des marchands saxons de Transylvanie en Valachie. Ce sont ceux-ci qui, au moyen de gravures sur bois et de libelles reproduits à des centaines d'exemplaires, l'ont pour la première fois représenté en vampire sanguinaire se repaissant de chair humaine et buvant du sang, attablé devant une forêt de pals. Selon leurs libelles, Vlad aurait systématiquement fait écorcher, bouillir, décapiter, aveugler, étrangler, pendre, brûler, frire, clouer, enterrer vivants, mutiler atrocement et bien sûr empaler tous ses contradicteurs.

Dans quelle mesure Vlad a-t-il vraiment usé de ces cruels procédés ? Rien ne corrobore qu'il les ait davantage pratiqués que ses contemporains, mais il l'a fait de manière à frapper les esprits, en osant martyriser non seulement des criminels ou des voleurs, mais aussi des aristocrates comploteurs ou des marchands étrangers jugés malhonnêtes en 1457, en 1459 et en 1460, et surtout, un ambassadeur turc, Hamza Pacha, et son chambellan Thomas Katavolinos, qui avaient tenté de de s'emparer de lui par ruse en 1461. Cela conduisit à une nouvelle guerre contre l'Empire ottoman mais surtout, inspira à toutes les cours d'Europe un sentiment d'horreur à l'égard de Vlad.

Ce sont quelques-uns de ces libelles qui, parvenus à la Royal Library de Londres et dans les collections du British Museum (où ils se trouvent toujours), ont pu tomber sous les yeux de Bram Stoker en recherche d'idées pour son roman, et lui fournir quelque matière pour forger son personnage de Dracula. Il a pu aussi avoir en mains le livre Histoires de la Moldavie et de la Valachie de Johann Christian Engel, qui présente Vlad Ţepeş comme un tyran sanguinaire. Les exégètes ont aussi supposé qu'un professeur de l'Université de Budapest, Hermann Vamberger, ait pu correspondre avec Bram Stoker et lui inspirer le personnage d'Arminius Vambery que le Dr. Abraham Van Helsing (autre personnage du roman) cite comme ami et source de renseignements.

Bram Stoker a cherché sur la carte les noms de lieux où Vlad Ţepeş et ses contemporains ont fait campagne, et comme à son époque la Transylvanie était autrichienne, dans le roman tous les noms de lieux sont donnés dans leur forme allemande : cela a peut-être contribué au succès que le personnage de Dracula et son avatar Nosferatu (les paysans transylvains nomment le diable nesuferitu = l'innomable) connuerent en milieu germanophone.

Pistes de lecture 

Cette partie ne prétend pas faire une analyse détaillée du roman - cela pourrait faire l'objet d'un travail de recherche à part entière - mais donner quelques pistes de lecture pour permettre aux lecteurs d'appréhender la richesse sémantique de l'œuvre.

Histoire et modernité 

« J'étais là, consignant dans mon journal, en caractères sténographiques, tout ce qui m'était arrivé depuis que je l'avais fermé la dernière fois. C'est bien là le progrès du XIXe siècle! Et pourtant, à moins que je ne m'abuse, les siècles passés avaient, et ont encore, des pouvoirs qui leur étaient propres et que le "modernisme" ne peut pas tuer »
    — p 86

En s'exprimant ainsi, Jonathan Harker met en exergue une des pistes de lecture du roman. L'Angleterre de la fin du XIXe siècle est le lieu du triomphe des deux révolutions industrielles, le lieu où se développe pleinement l'idée du progrès. Cet aspect est largement repris dans l'œuvre de Stoker puisque les personnages font largement usage des inventions récentes: la machine à écrire, le phonographe, le télégraphe, le train... Toutes ces inventions sont mises en valeur et serviront à contrer les projets du comte. Inversement, la Transylvanie du XIXe siècle est le lieu du règne du passé, des anciennes coutumes, des superstitions et le combat entre Dracula et les autres personnages symbolise cette confrontation entre les deux Europes, l'une tournée vers l'avenir et l'autre écrasée sous le poids du passé.

Il est important de souligner ici que l'intrigue de Dracula se déroule dans l'univers contemporain de Bram Stoker. Ce point est largement ignoré de la plupart des adaptations postérieures du roman, qui continuent de situer l'intrigue au XIXe siècle, occultant ainsi cet aspect sémantique majeur.

Deux figures du scientifique 

Dracula oppose le roi vampire et son adversaire, Abraham Van Helsing, sur de nombreux points, dont celui de l'appréhension de la science: à un portrait du scientifique qui n'appréhende le savoir que comme un moyen de servir ses propres intérêts s'oppose celui qui met son savoir au service de l'humanité et qui reste ouvert à toutes les hypothèses, que celles-ci paraissent probables ou non.

Dracula, quand il était mortel, était en effet un brillant scientifique, comme le rappelle Van Helsing: "il était de son vivant un homme remarquable, guerrier, homme d'état, alchimiste; et l'alchimie représentait alors le plus haut degré de la science. Il avait une puissante intelligence, une culture sans égal" (p 492). Après sa mort physique, l'ancien voïvode a gardé ce goût du savoir. L'importance accordée à la description de la bibliothèque, qui apparaît comme une pièce importante du château du comte, atteste ce goût, au demeurant pour des domaines diversifiés: "histoire, géographie, politique, économie, botanique, géologie, droit" (p 60). Mais cette soif de connaissance, qui concerne en premier lieu l'Angleterre, est asservie à des fins maléfiques: il s'agit pour le comte d'approfondir ses connaissances dans le but de vaincre, et ce au profit d'un seul être: lui-même.

Van Helsing est lui aussi un grand scientifique; son ancien élève, le docteur Seward, parle de lui en ces termes: "C'est en même temps un philosophe et un métaphysicien - réellement un des plus grands savants de notre époque" (p 199). Mais contrairement au comte, cet autre scientifique met sa connaissance au profit des autres, "pour le bien de l'humanité" (p 200). Il transmet ainsi son savoir, puisqu'il l'enseigne; plus largement, son désir de venir à bout du roi vampire est mû par la volonté de sauver le monde. Outre cette générosité, il est doté d'une remarquable ouverture d'esprit puisqu'il reste ouvert à toutes les branches du savoir, dont celles qui ne connaissent pas encore d'explication scientifique - et dont le vampirisme fait partie.

Le thème de la folie [

Ce thème, repris dans de nombreuses adaptations postérieures, est central dans le roman de Stoker. L'un des personnages, le docteur Seward, est en effet le directeur d'un asile psychiatrique, en l'occurrence celui qui jouxte la demeure que Dracula a achetée en Angleterre, Carfax. Le mystère de la folie s'ajoute au mystère inhérent à la littérature fantastique et l'amplifie: l'un des patients de l'hôpital, Reinfield, est également aux ordres du prince des ténèbres. Mais davantage que le spectacle de la folie, c'est la frontière entre la folie et la raison qui est ici mise en avant: Reinfield a, ainsi, des éclairs de lucidité qui le placent au-dessus des autres personnages qui, eux, ne perçoivent pas le danger contre lequel le fou les met en garde. Par ailleurs, après sa mésaventure dans le château du comte, Jonathan Harker a le sentiment de basculer dans la folie; seule la révélation de l'existence réelle des vampires le guérira de sa crainte. L'exploitation de ce thème s'inscrit dans une perspective moderniste puisque le roman de Bram Stoker est contemporain des premières études de Sigmund Freud.

Les références à la criminologie 

Stocker place dans la bouche de Van Helsing des références aux théories criminologiques de l'époque, notamment celles de Cesare Lombroso qui considère que le criminel est, sous bien des aspects, un être infantile. Ainsi, l'intelligence de Dracula est surtout empirique, peu inventive et répetitive. Il tire certes les leçons de ses erreurs et perfectionne son modus operandi, ce qui ne laisse pas d'effrayer Van Helsing qui insiste sur le fait qu'il faut se débarasser du monstre avant qu'il ne devienne réellement invulnérable (son intelligence progresse car, au moment de l'action du livre, il vit pour la première fois dans une ville peuplée, en l'occurrence Londres, riche et complexe au niveau des interactions humaines). Mais, en même temps, son action s'inscrit toujours dans un même scénario, ce qui rend son action prévisible à ceux qui savent vraiment réfléchir. Quand il échoue (que ce soit contre les Turcs au XVe siècle dans l'Empire ottoman, ou contre Van Helsing à Londres), il se replie vers son château pour, de là, préparer une riposte. C'est ce qui permettra à Van Helsing et ses compagnons de le supprimer.

La circulation de la parole 

Chez Bram Stoker, le doublon sang/érotisme est médiatisé par un troisième terme : la parole. Si le vampire possède une telle capacité de nuisance (au moins dans le début du roman), c'est parce que les personnages ne communiquent pas. Van Helsing ne dit pas ce qu'il sait (ou soupçonne) aux victimes ou à leurs proches. Il ne leur explique pas en quoi l'usage de l'ail va permettre de juguler ce qu'il appelle la "maladie". Ce silence est la condition de la catastrophe. Il en est symboliquement la cause.

Il y a une équivalence directe entre la circulation du sang et celle de la parole. La répression victorienne de la parole permet la circulation du sang. (Il est particulièrement frappant que Dracula soit un roman par lettres : le savoir est éparpillé et sa transmission est lente.)

A partir du moment où les personnages survivants commencent à communiquer entre eux, le vampire se retrouve sur la défensive, obligé de regagner la Transylvanie. Il finit par en mourir.

Dans cette perspective, Dracula peut se lire comme une mise en évidence de la contradiction qui existe entre les exigences de la raison (l'échange du savoir, de tous les savoirs) et la morale victorienne du silence.

Dracula tire en partie sa force du mystère et de la fascination qu'il inspire. C'est le cas, dans un tout autre domaine, d'Arsène Lupin. Il bénéficie initialement de la non-communication entre les victimes mais aussi de la non-communication au niveau collectif. En effet, Dracula profite du scepticisme absolu inéherent au climat positiviste de la société anglaise au XIXe siècle pour perpétrer ses activités criminelles: personne, à moins d'assister de visu à ses activités démoniaques, n'est disposé à croire en son existence de vampire. Cela force d'ailleurs ses pourchassants à agir en marge de la loi pour l'éliminer (effraction de domicile, corruption de fonctionnaires, destruction, ou plutôt contamination par une hostie, des effets personnels, décapitation de vampires, assassinat, etc.).

L'approche psychanalytique 

Il est possible de segmenter le roman en quatre parties, chacune d'entre elles correspondant à une étape de maturation psychique définie. Selon cette lecture, le roman se découperait ainsi:

  • Chapitres I à VI (séjour de Jonathan au château de Dracula): période correspondant à celle de l’enfance ; l’exploration de la chambre et de la crypte, suivie de la fuite de Jonathan, correspond au début du refoulement.
  • Chapitres VII à IX (de l’arrivée de Dracula en Angleterre à celle de Van Helsing): apogée de la névrose et des troubles obsessionnels ; les crises se succèdent jusqu’au début de la psychanalyse.
  • Chapitres X à XXIII (jusqu’au départ de Dracula fuyant l’Angleterre): première période de l’analyse jusqu’au début de la névrose de transfert.
  • Chapitres XXIV à XXVII (jusqu'à la mort de Dracula en Transylvanie): poursuite de l’analyse jusqu'à la liquidation du transfert.

Héritage 

Par la suite, le personnage de Dracula devint l'un des plus vigoureux mythes modernes, donnant naissance à une riche littérature fantastique autour du thème des vampires. Dans un article intitulé Les avatars de Dracula dans la littérature contemporaine, Jean Marigny retrace l'histoire de cette littérature qui s'est développée depuis la seconde moitié du XXe siècle et qui a su épouser des genres littéraires fort diversifiés et parfois inattendus : fantastique, bien entendu, mais également érotique, historique, policier, science-fiction, parodie, et même jeunesse. La qualité de ces écrits est extrêmement variable. Certaines œuvres prêtent néanmoins au célèbre vampire une complexité intéressante, et révèlent le conflit qu'il incarne entre Éros et Thanatos, construisant un personnage tourmenté, damné.

Les caractéristiques des vampires — et en particulier celles du Comte Dracula — ont subi de nombreuses variations au gré des différentes adaptations, aussi bien concernant leurs pouvoirs que leurs faiblesses ou leurs origines. Le personnage du Comte lui-même est considéré dans différentes œuvres sous des éclairages très contrastés :

  • personnification de la mort ;
  • incarnation de la bestialité ;

mais également

  • symbole de la sexualité et de la sensualité ;
  • archétype du séducteur irrésistible.

Source: Wikipedia

 

Ce roman, bien qu'étant le "grand père" du cote de vampire est celui que je préfère par dessus tout, avec des personnages si réels, que l'on se croirait par moment dans l'histoire

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